Cercopithécidés

Les cercopithécidés sont relativement abondants dans les écosystèmes africains du Plio-Pléistocène et sont presque systématiquement retrouvés en association stratigraphique avec les premiers hominines fossiles. En plus d’être reconnus comme des marqueurs écologiques et biochronologiques sensibles, cette famille de primates est considérée comme un “groupe contrôle” pertinent pour comprendre les adaptations des hominines. Dans ce contexte, je développe et coordonne des projets sur les assemblages fossiles de cercopithécidés sud-africains, notamment sur la diversité des cercopithécidés en Afrique pendant le Plio-Pléistocène et l’exploration de la condition cérébrale des groupes actuels et fossiles.

Rendu virtuel de structures crânio-dentaires de cercopithécidés.
  • Malgré l’abondance des cercopithécidés dans le registre fossile africain, des incertitudes demeurent sur le nombre de taxons et l’identification de spécimens crânio-dentaires isolés. Nous avons révisé le registre fossile sud-africain et proposé de nouveaux critères diagnostiques à partir de l’étude de l’oreille interne et de la structure interne de la troisième molaire supérieure (lien).
  • Peu d’informations documentent à ce jour les patrons d’évolution du cerveau des cercopithécidés. Nous avons fourni de nouvelles estimations sur la capacité crânienne ainsi que la variation des sillons cérébraux et de la morphologie des endocrânes de cercopithécidés sud-africains du Plio-Pléistocène (lien).
  • En 2015, nous avons décrit un nouveau spécimen fossile provenant de la localité archéologique et paléontologique de Melka Kunture, dans les hauts-plateaux Éthiopiens, qui apporte un indice supplémentaire pour mieux comprendre la paléobiodiversité de Theropithecus (lien).
  • Les primates fossiles sud-africains sont souvent inclus dans des blocs de brèches indurées. En 2016, nous avons testé la microtomographie par neutrons pour décrire le spécimen Sts 1039 de Sterkfontein alors qu’il était encore enfermé dans sa gangue sédimentaire (lien).
  • Le spécimen de papionine UW 88-886, qui provient du site de Malapa où a été retrouvé Australopithecus sediba, représente potentiellement le premier babouin moderne. Etant donné l’implication de UW 88-886 pour notre compréhension de l’évolution des papionines, nous avons décidé d’explorer de façon non-invasive l’anatomie crânio-dentaire de ce spécimen (lien).